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[Sebika]- GRANDEUR NATURE…
09:31 Publié par FredGRANDEUR NATURE…
Enki Bilal - Animal'Z, mars 2009
En rentrant dans mes quartiers parisiens, je voyais il y a quelques jours une affiche troublante. En gros caractères, les nom et titre Enki Bilal et “Animal’z” apparaissent sur un format vertical… En fond, le dessin de couverture de l’album du même nom…
Sur le moment, toute excitée par cette découverte et n’ayant pu découvrir le pourquoi du comment, je poursuivais ma route en me disant qu’arrivée chez moi, il faudrait que je parte à la recherche des informations manquantes.
Or, une fois chez moi, de toutes autres idées m’occupaient. Assez pour que j’oublie cette histoire… jusqu’à hier soir où je tombais nez à nez avec cette affiche en attendant mon métro station Réaumur-Sébastopol.
Le mystère s’éclaircit donc rapidement : cette affiche présente l’exposition qui se tient actuellement à l’Hôtel Marcel Dassault, à Paris, où quelques 350 dessins originaux de l’album Animal’z se donnent en spectacle.
Sur le moment, toute excitée par cette découverte et n’ayant pu découvrir le pourquoi du comment, je poursuivais ma route en me disant qu’arrivée chez moi, il faudrait que je parte à la recherche des informations manquantes.
Or, une fois chez moi, de toutes autres idées m’occupaient. Assez pour que j’oublie cette histoire… jusqu’à hier soir où je tombais nez à nez avec cette affiche en attendant mon métro station Réaumur-Sébastopol.
Le mystère s’éclaircit donc rapidement : cette affiche présente l’exposition qui se tient actuellement à l’Hôtel Marcel Dassault, à Paris, où quelques 350 dessins originaux de l’album Animal’z se donnent en spectacle.
Mon histoire avec Enki Bilal remonte au lycée, période bénie où je m’ouvrais corps et âme aux délices du monde. C’est d’abord avec les albums des “Légendes d’aujourd’hui” (La Croisière des oubliés, Le Vaisseau de pierre et La Ville qui n’existait pas) que j’apprenais à connaître Enki Bilal, conquise dès les premiers coups de crayons. Ces albums résonnent en moi depuis lors… et après les avoir perdus durant de longues (trop longues) années, ma soeur me les offrait, réunis en une trilogie, l’hiver dernier. Mes préférés je pense, bien que j’aime également tous les autres albums, que je possède jalousement, veillant sur eux avec amour et allégresse. De Partie de chasse aux Phalanges de l’Ordre Noir… en passant par la Trilogie Nikopol la Tétralogie du Monstre et Le Sarcophage… chez Enki Bilal, je ne laisse rien… si ce n’est son cinéma, qui me laisse quelque peu circonspecte.
Le sésame pour entrer...
Aujourd’hui, donc, je me rendais à l’Hôtel Marcel Dassault pour contempler les planches originales de l’album Animal’z, que je ne connaissais pas encore (je ne sais par quel hasard…). Pour seulement 3€ j’ai donc pu me régaler devant ces planches, découvrant des bribes d’histoire… totalement fascinée par les coups de crayons de l’artiste.
Si déjà j’étais totalement séduite par la touche si singulière de Bilal, cette exposition confirmait et comblait toutes mes attentes.
Seriez-vous surpris si je vous disais que je suis repartie de là des étoiles plein les yeux…, portant sous le bras le dit album ?! Je crains que non…
Il existe dans le graphisme d’Enki Bilal une douceur et une grâce naturelle, bercées par des coups de crayons toubillonnants, insufflant ce je-ne-sais-quoi dans l’Œuvre qui fascine ou dérange.Si déjà j’étais totalement séduite par la touche si singulière de Bilal, cette exposition confirmait et comblait toutes mes attentes.
Seriez-vous surpris si je vous disais que je suis repartie de là des étoiles plein les yeux…, portant sous le bras le dit album ?! Je crains que non…
Derrière cette volupté du dessin, des personnages et paysages torturés, des couleurs posées comme par miracle, ici ou là, toujours au bon endroit.
Et cette impression de mouvance. Cette fluidité dans le trait qui vous emporte loin, très loin, dans des ailleurs étranges, peuplés d’êtres hybrides, où l’amour et la haine s’exacerbent dans une violence et une crudité parfois troublante.
Dessin de travail, extrait d'Animal'z. Bilal / Casterman.
J’aime ces univers. J’aime ces personnages.
Chaque album est l’occasion pour moi de m’évader. De retrouver ces hommes et ces femmes entrelacés, dans un monde tourmenté par la modernité… D’aimer ces hommes et ces femmes. D’aimer leurs corps et la vie qu’ils exaltent. D’aimer voir battre ce sang qui coule dans les veines, quelles qu’elles soient, de quelque couleur que ce soit.
Chaque album est l’occasion pour moi de m’évader. De retrouver ces hommes et ces femmes entrelacés, dans un monde tourmenté par la modernité… D’aimer ces hommes et ces femmes. D’aimer leurs corps et la vie qu’ils exaltent. D’aimer voir battre ce sang qui coule dans les veines, quelles qu’elles soient, de quelque couleur que ce soit.
Amis amateurs d’Enki Bilal, je vous recommande donc chaudement d’aller trainer vos guêtres du côté de l’Hôtel Marcel Dassault, 7 rond-point des Champs Elysées, Paris 8ème. Métro Franklin Roossvelt.
L’exposition est ouverte tous les jours, de 11h à 19h, jusqu’au 10 septembre 2009.
Tarifs plus que raisonnables : 5€ plein / 3€ réduit.
L’exposition est ouverte tous les jours, de 11h à 19h, jusqu’au 10 septembre 2009.
Tarifs plus que raisonnables : 5€ plein / 3€ réduit.
Puis si l’envie vous en dit et que vous ne savez pas quoi faire de votre argent… sachez que ces œuvres seront vendues aux enchères le samedi 19 septembre, à 14h. Pour avoir jeté un oeil distrait au catalogue des ventes aujourd’hui… inutile de vous dire qu’il est évident que nous n’avons pas tous, sur cette Terre, les mêmes valeurs… et qu’il me faudrait des années pour acquérir l’une de ces magnifiques planches.
A très bientôt…
par Sebika
[Sebika] - La BD s’expose et prend la pose…
14:58 Publié par Fredpar Regards égarés
VRAOUM !

Dans ma quête de l’occupation absolue, après une intense session ménage de rattrapage… (nécessaire dans mon appartement ravagé par de longs mois de négligence sanitaire), je décidais cet après-midi de partir à l’abordage d’une contrée inexplorée.
Accompagnée d’une acolyte naufragée du CAPES elle aussi, nous découvrions la Maison Rouge, actuellement investie par la bande dessinée, en une exposition intitulée “Vraoum ! trésors de la bande dessinée et art contemporain.” [Dossier de presse - format pdf]
Vous n’aurez donc aucune excuse à ne pas aller y flâner !
VRAOUM !
Will Eisner, The Spirit, (détail) ca. 1940, planche originale, collection particulière. © Will Eisner Studios, Inc. All rights reserved.
Accompagnée d’une acolyte naufragée du CAPES elle aussi, nous découvrions la Maison Rouge, actuellement investie par la bande dessinée, en une exposition intitulée “Vraoum ! trésors de la bande dessinée et art contemporain.” [Dossier de presse - format pdf]
Découverte lors de mes dernières investigations informationnelles pré-CAPES, cette exposition au titre intrigant a surtout attiré mon attention via cette description alléchante :
« L’exposition VRAOUM ! présente 200 planches originales parmi les plus rares ou les plus célèbres du 9ème art face à une cinquantaine d’ œuvres d’art contemporain (peintures murales, installations, etc.) »
Je me permets de surligner ce qui m’a attirée…
Après avoir lu cela, je ne pouvais qu’aller vérifier par moi-même ! Et je dois avouer que je n’ai pas été déçue.
Après avoir lu cela, je ne pouvais qu’aller vérifier par moi-même ! Et je dois avouer que je n’ai pas été déçue.
Les points positifs sont nombreux.
Première impression à la découverte de la Fondation Antoine de Galbert : à deux pas de Bastille, le lieu paraît accueillant de prime abord. On a envie d’y pénétrer… et de se laisser guider.
Second point fort : les tarifs et la communication. 7€ ou 5€ (réduit). Compte tenu de la capacité d’accueil et de la surface d’exposition, c’est vraiment très intéressant. Le tout accompagné d’une brochure 15×10 de 22 pages de textes. Précieux sésame pour les curieux qui comme moi auront découvert de nombreux artistes et œuvres.
Enfin, le doublé gagnant muséographie-collection. On entre par un couloir accueillant, bordant une cour intérieure séduisante… pour découvrir cette salle claire et aérée, aux cimaises attirantes. L’hétérogénéité des planches et œuvres proposées donne immédiatement le ton, dans cet espace parsemé de fresques et installations hétéroclites.
Première impression à la découverte de la Fondation Antoine de Galbert : à deux pas de Bastille, le lieu paraît accueillant de prime abord. On a envie d’y pénétrer… et de se laisser guider.
Second point fort : les tarifs et la communication. 7€ ou 5€ (réduit). Compte tenu de la capacité d’accueil et de la surface d’exposition, c’est vraiment très intéressant. Le tout accompagné d’une brochure 15×10 de 22 pages de textes. Précieux sésame pour les curieux qui comme moi auront découvert de nombreux artistes et œuvres.
Enfin, le doublé gagnant muséographie-collection. On entre par un couloir accueillant, bordant une cour intérieure séduisante… pour découvrir cette salle claire et aérée, aux cimaises attirantes. L’hétérogénéité des planches et œuvres proposées donne immédiatement le ton, dans cet espace parsemé de fresques et installations hétéroclites.
Deux heures trente passées à sautiller d’une planche à une autre… chacun trouvant matière à satisfaction dans un genre ou un autre (ne s’excluant pas).
De quoi (re)trouver son âme d’enfant, de (re)découvrir les héros d’hier et d’aujourd’hui… d’aborder la bande-dessinées sous des angles multiples, des cultures différentes… et de se pâmer d’allégresse devant ses marottes. Les miennes se trouvant sous les coups de crayon de quelques Bilal, Mœbius, de Crécy, Ishinomori, Picasso, Tezuka… auxquels s’ajoutent désormais de nouvelles figures.
De quoi (re)trouver son âme d’enfant, de (re)découvrir les héros d’hier et d’aujourd’hui… d’aborder la bande-dessinées sous des angles multiples, des cultures différentes… et de se pâmer d’allégresse devant ses marottes. Les miennes se trouvant sous les coups de crayon de quelques Bilal, Mœbius, de Crécy, Ishinomori, Picasso, Tezuka… auxquels s’ajoutent désormais de nouvelles figures.
Humour, SF, mangas, comics, etc. se succèdent… jusqu’aux salles moins familiales… accueillant des œuvres plus explicites… allant de l’érotisme à la pornographie.
Les univers se croisent, les genres se complètent… sous le regard ténébreux et déroutant de Batman… tapi dans l’ombre du sous-sol des Enfers.
Une expérience qui m’a comblée… et que je vous recommande vraiment vivement et chaudement !
Libre à vous ne ne pas aimer… pour ma part je suis conquise !
Une exposition à voir/lire/feuilleter à la Maison Rouge (Paris 12ème) jusqu’au 27 septembre 2009.Libre à vous ne ne pas aimer… pour ma part je suis conquise !
Vous n’aurez donc aucune excuse à ne pas aller y flâner !
[Certaines installations m'ont vraiment fait rire... notamment, dans les dernières salles... où l'on peut rencontrer nos héros... avec quelques rides en plus, quelques kilos en trop... ou dans de drôles d'états.]
Sur ce, je vous souhaite une très belle entrée dans l’été… que j’escompte chaud, souriant et tendre… Ainsi qu’une très bonne fête de la musique !